L'Idée Sensible

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mardi 31 décembre 2013

Préalables aux répétitions de "Partir"

16/06/2013

Je voudrais que nous nous inspirions du théâtre japonnais...
que nous fassions bonne place à la stylisation
que nous ne retenions dans l'espace que les traits fondamentaux qui permettront aux spectateurs de comprendre ce qui se passe,
que nous nous débarrassions du détail, du particulier.
Pourtant le texte de la pièce est réaliste.
Elle évoque de nombreux éléments de réel : Le RER parisien, le téléphone, les tenues vestimentaires, la déco acidulée, la bière, la valise, la salle de bain, le kebab.
Nous allons vider cependant tout cela du plateau.
Le rendre le plus abstrait possible.
Je voudrais qu'il y ait un décalage entre le jeu très stylisé, à la limite du formaliste et le verbe, très naturaliste.
Hybridation.

Ce qui rapproche cette pièce des thématiques du Théâtre No.
Passion amoureuse destructrice.
Jalousie.
Mort.
Revenant.

Crystal est morte et cependant elle revient sous forme de souvenir et hante son assassin.
La danse est celle d'un esprit vengeur qui poursuit Cool Man.
La danseuse et l'actrice sont des avatars de Crystal.

L'esthétique serait le noir et le blanc.
Le Yin et le Yang.
Et le rouge du sang.

S.R.

mercredi 19 septembre 2012

Du texte à la représentation ou de la représentation au texte ?


bureau

« Pour moi le théâtre est un art très concret. Si j'aime le monde du rêve et des fantasmagories, le théâtre me ramène vite à la réalité et ce m'est une source d'équilibre indispensable pour communiquer au public ce que j'ai songé. Mettre en scène OpenSpace, c'est une formidable occasion de peaufiner mon écriture. C'est, ce sera, en effet, confronter la partition que j'ai établie en rêvant, à la réalité du plateau, à la réalité des acteurs avec lesquels j'ai envie de travailler. Ce sera sans cesse au cours des répétitions rebondir sur cette réalité, s'inspirer des particularités, avoir le réel pour muse, et, sans aucun doute, ajuster le texte aux salles dans lesquelles nous jouerons, aux circonstances aussi. Je trouve très stimulant d'être dans ce va-et-vient entre mon bureau et le plateau pour faire coïncider au plus juste mes idées et mes envies aux outils de la représentation. Au final, il y aura une nouvelle partition, plus complète que la première qui tenait dans un livre, car on ajoutera intonations des acteurs, gestes, lumières, sons, ce sera la partition unique de ces représentations que nous donnerons, et nous aurons œuvré dans le sens qui nous touche de l'éphémère de cet art vivant pour le public... Voilà, quoi... Y'a qu'à! Gla! Gla! »

Sylvain Renard, Nantes, le 18 sept. 2012.