L'Idée Sensible

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lundi 4 décembre 2017

Pigeon cyborg dans Le Matricule des Anges

Article.matricule.jpg

lundi 20 novembre 2017

Lecture à la vie devant soi de Pigeon cyborg

Venez nombreux en cliquant là...

mercredi 6 septembre 2017

Pigeon cyborg

À paraître en septembre !

Couv_Pigeon_cyborg

mercredi 4 janvier 2017

Un monde sans livres (ou presque)

Un monde sans livres (ou presque) vient de paraître aux Éditions Color Gang
Je publie ici un texte écrit, il y a quelques temps sur la genèse de ce texte.
...
Couverture

Des Brigades de lecture de PaQ'la Lune au Monde sans livres...

Fin 2014, Christophe Chauvet me propose d'être auteur associé de la compagnie PaQ'la Lune dont il est directeur artistique.
Clémence Allard, Christophe Chauvet, et moi avons rendez-vous pour réfléchir à ce qu'on pourrait inventer, d'une part comme actions pour le quartier du Ranzay à Nantes et d'autre part pour les Brigades de lecture.
La compagnie joue le spectacle des Brigades depuis dix ans. Ce sont des interventions surprises dans les écoles, dans les classes mais aussi dans les quartiers, dans les halls d'immeuble ou plus classiquement dans les théâtres. Des brigadiers surviennent de façon inattendue, missionnés par un fictif ministère de la lecture et de l'imprimerie nationale, ils lisent alors des textes à voix haute. Manière de partager la littérature, la poésie, le théâtre. Quoi de mieux pour cela que de proférer le texte? Sur le modèle des BIP (Brigades d'intervention poétique), Christophe a créé le concept de ces Brigades de lecture.
Sur le chemin du rendez-vous, dans ma voiture, quelques minutes avant notre rencontre, j'ai une idée. Ça se passe souvent comme ça : un éclair, au dernier moment une intuition, une envie. Je propose à Christophe et Clémence ce jour-là de nouvelles Brigades de lecture dans lesquelles les Brigadiers seraient missionnés par un nouveau ministère, cette fois de la Destruction des Livres et de la Pensée. Les Brigades de lecture : mission anti-livre pointent leur nez. Ces brigadiers interviendraient dans les classes pour venir chercher les livres qu'ils auraient ordre de détruire. L'enseignant deviendrait l'un des principaux suspects. S'il avait avec lui des livres, il tomberait sous le coup de la loi. Et justement, il aurait des bouquins dans son cartable ! Au cours de l'intervention, le chef de brigade par une inavouable nostalgie ne pourrait s'empêcher de lire des passages des textes avant leur destruction par le feu. Bien que ce soit parfaitement illégal, il les lirait devant les élèves. Son collègue le menacerait. Mais finalement séduit par les lectures, ils liraient ensemble, puis, tous les deux s'engageraient dans une résistance aux directives fascisantes du Ministère fictif.
Les grandes lignes du canevas naissent lors de notre rendez-vous.
Là-dessus, on examine un certains nombre de possibles actions pour le quartier du Ranzay autour de la même idée. On se quitte avec le désir de travailler sur ces bases.
Dans les semaines qui suivent, je me documente, je rêve aussi au projet. Je lis Farhenheit 451. Je ne connaissais que le film de Truffaut. Je relis Akhmatova que j'ai découverte peu de temps avant. Je regarde avec horreur, après une petite recherche Google, les photos de l'autodafé de Berlin en 1933... etc... C'est si proche.
Je me mets à travailler sur le texte des Brigades de lecture : mission anti-livre. Elle est écrite et créée dans la foulée en janvier 2015 dans une mise en scène d'Emmanuelle Cartron avec Julienne Belloche et Lionel Pavageau. C'est le second texte de cet ouvrage dont on publie ici la version salle, sans les allusions à un enseignant qui auraient des livres avec lui dans son cartable.

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Photo©Florence Chambournier

Quelques mois plus tard, je dois animer des ateliers d'écriture au Collège Anjou Bretagne de Saint-Florent-le-Vieil dans le cadre du  "parcours lecture écriture" du Maine et Loire que propose PaQ'la Lune. Le lancement des ateliers se fait avec l'intervention de la Mission anti-livre dans les classes. La veille au soir, je cherche un axe pour mes ateliers et je me dis soudain qu'ils pourraient prolonger le spectacle. Je projette d'écrire en parallèle à mes ateliers une autre pièce qui se déroulerait dans ce cadre d'un monde où les livres seraient interdits. Cette fois, les principaux protagonistes seraient des enfants aux prises avec des brigadiers qui traqueraient les détenteurs de livres.
J'écris dans les mois qui suivent Un monde sans livres (ou presque) avec la collaboration des 24 élèves de la classe de 6°A et de leur enseignante de français, Béatrice Pasquier.
D'atelier en atelier, je définis le scénario et les personnages. J'arrive chaque fois avec le canevas de la scène à écrire, ménageant des espaces de liberté aux élèves et je repars avec leur production. J'écris ensuite la scène que je leur lis la fois suivante. De séance en séance, nous avançons dans la pièce. Les élèves se prennent au jeu. Ils aiment les personnages. Ils veulent donner leur version. Ils deviennent accros et moi aussi. Leurs textes sont de plus en plus conséquents.
Au cours du travail, on apprend l'autodafé géant à la bibliothèque de Mossoul. Nous écrivons une pièce drôle avec des brigadiers incendiaires clownesques, mais sur un sujet gravissime et dont les résonances avec l'actualité sont multiples.
Après quelques séances, je commence à lire les premières scènes à Rose, ma fille de dix ans. Nous rions de bon cœur. Elle veut me lire les scènes à son tour. Elle me demande de lui imprimer le texte. Elle veut le présenter à sa classe de l'école élémentaire Ange Guépin à Nantes. À son retour de l'école, elle me dit : "ils ont beaucoup aimé, ils veulent la suite". Ses camarades et elle décident de monter les deux premières scènes qu'ils jouent peu de temps après devant quelques classes et des parents. Ils montent ces scènes de manière totalement autonome ! Fin mai, je leur donne l'intégralité du texte que nous avons terminé à Saint-Florent-le-Vieil et ils décident de le monter pour la fête de l'école. Leur spectacle est captivant !
Du côté de Saint-Florent-le-Vieil, pour clore le travail d'écriture avec les élèves une rencontre est organisée à la médiathèque en juin par le Bibliopôle et Sandrine Bernard avec la classe, les parents, les enseignants. Succès ! Il y a beaucoup de monde. Plusieurs enseignants du collège ont voulu assister à cette restitution pour en savoir plus sur ce projet dont je leur avais parlé à la cantine ou en salle des profs ; le principal du collège est là. Je sens une véritable curiosité et un intérêt du public. Les élèves lisent une scène, j'en lis une. On parle du projet. De la création. Chacun peut poser ses questions. On parle théâtre ! Les yeux s'allument. Les gens aiment le théâtre !

Florence 3
Photo©Florence Chambournier

Rentrée 2015, j'attaque la mise en scène de la pièce dans une nouvelle distribution avec les élèves de l'école élémentaire Ange Guépin. Nous la jouons aux Utopiales, le Festival international de science-fiction de Nantes devant plus de 200 personnes, puis dans la salle polyvalente de l'école, et c'est encore une aventure extrêmement forte de création collective ! Une vraie création: avec un travail quotidien les dernières semaines grâce à la souplesse et l'engagement des enseignantes Nathalie Auditeau et Mathilde Guiard. Des collégiens du Breil voient notre pièce aux Utopiales et j'apprends quelques temps après par leur enseignante de français, Barbara Thoby-Herman qu'ils aimeraient la jouer, la monter à leur tour ! Ils m'invitent au collège à les écouter lire la pièce. Je m'y rends ! Ils prennent visiblement beaucoup de plaisir à la lire et je suis ravi de les écouter.

La pièce décrit un monde sombre où le gouvernement mène une politique qui abandonne l'éducation. Et pourtant, elle n'est pas désespérée. Elle est drôle et c'est déjà beaucoup de pouvoir rire de nos peurs.
Il y a un motif à l'intérieur qui me plaît particulièrement et qui me donne envie de la partager, qui fait que le travail est un bonheur et fait simplement sens, un motif qui me donne envie de l'accompagner jusqu'au bout : une solution provisoire survient qui sauve momentanément les personnages. Cette solution vient du sous-brigadier Tarte. Celui-ci change au cours de la pièce et il est le vecteur de la solution. Rien chez lui ne le laisse supposer au début de la pièce. Il est idiot. Il applique les consignes de l'État. On a envie de se moquer de sa stupidité. On ne peut pas penser un instant que c'est sa métamorphose qui sauvera les enfants. Et pourtant... Elle a lieu. J'aime beaucoup l'idée qu'il sorte de sa chrysalide, je l'ai voulue presqu'au premier jour. La pièce par cette péripétie finale est empreinte d'espoir. L'espoir vient de là où on l'attend le moins. Et l'espoir, je me dis que nous en avons tous besoin. Tout particulièrement maintenant, aujourd'hui.
Janvier 2016

Vous pouvez vous le procurer le livre chez les libraires nantais :
La Vie devant soi
Les Enfants Terribles
Vous pouvez aussi le commander dans toutes les bonnes librairies,
sur Amazon, ou encore chez l'éditeur lui-même, Color Gang

mercredi 28 janvier 2015

Un Cargo pour Kiel

Cargo

Le groupe de quinze élèves des Sables d'Or à Thouaré-sur-Loire devait partir à Kiel, un port au nord de l'Allemagne donnant sur la mer Baltique en mars 2015. Chacun des élèves logerait chez son correspondant. Au cours du séjour, les élèves joueraient une pièce écrite lors d'ateliers d'écriture que j'animerais chaque semaine de fin novembre à fin janvier. Frédéric d'Athénor m'avait demandé de travailler sur l'Estuaire. Le courant est aussitôt passé avec les enseignantes Aurelia Huard et Pascale Diverres.

Le défi me plaisait. La pièce serait jouée plusieurs fois. Il fallait écrire quelque chose de scénique et le tailler sur-mesure pour cette petite troupe d'élèves. Les collégiens contribueraient de manière décisive au texte lors des ateliers. J'y suis allé comme j'aime, c'est-à-dire, sans aucune idée préalable, ou peut-être l'idée que je devais surtout me rendre totalement disponible, être à l'écoute et transmettre mon envie de créer.

On a commencé à travailler sur l'Estuaire. On a regardé des cartes. On a rêvé. On s'est renseignés sur le port de Kiel qui a beaucoup à voir avec Saint-Nazaire et l'idée s'est invitée rapidement : le thème de notre pièce serait leur voyage de Saint-Nazaire à Kiel en porte-conteneur. Parallèlement au vrai voyage qui devait se faire en train, ils navigueraient - et moi avec eux - en rêve vers Kiel...

À chaque séance, nous travaillions à rendre ce voyage palpable, comme réel, ressenti : Il y eut la lettre fictive au correspondant annonçant notre arrivée par voie maritime, les rêves peuplés de créatures marines, sirènes, dieux de la mer, dragons, délivrant d'étranges messages. Il y eut le journal de bord, l'ennui sur le cargo, les jeux d'enfants, la musique instrumentale d'Eternity par les VIXX et puis le cyclone qui approchait...

Et c'est là que l'actualité nous a rattrapés, le 7 janvier, avec l'attentat de Charlie Hebdo...

Comment créer avec ces meurtres qui nous hantaient? Notre perception du monde, de la vie, de la création, du théâtre étaient soudain gravement altérée. "L'espoir vaincu pleurait" Pendant 2 jours, j'ai pensé que ce que nous faisions n'avait aucun sens en regard de ce qui arrivait dans le monde réel. Je me sentais lourd, engourdi. Réalité de glu. Des neurones? Non! Des enclumes à déplacer. Agir, parler, écrire, devenaient malaisés. Et puis, quand même, il fallait avancer notre pièce.

À l'atelier suivant, les élèves devaient inventer un JT avec présentateur, envoyés spéciaux et interviews de naufragés après le cyclone... Un vent a soufflé dans la salle d'informatique qui crépitait du bruit des touches de clavier enfoncées. Ce vent balayait l'empêchement. Ce jour-là, le cargo dans la tourmente d'une tempête fut soulevé par le cyclone dans les airs puis porté par lui jusqu'au collège des correspondants, se posant en douceur grâce à un capitaine devenu commandant de bord dans la cour de leur établissement à Kiel... Des scientifiques authentifiaient l'événement. La fantaisie surgissait, réparatrice, libératrice. L'impossible devenait à nouveau possible. L'imagination nous libérait de la tempête.

La semaine suivante, avec l'arrivée de Vigipirate... Pascale et Aurélia m'apprirent que le voyage à Kiel ne pourrait avoir lieu... J'assistai à l'annonce aux élèves. Ils ont eu tous "le seum" : Déception, soupirs, dos ronds, corps qui s'affaissent sur les tables. Et puis, nous avons continué le boulot! Nous avons fait un dialogue née de cette déception-même que nous avons intégré à la pièce.

Il fallait continuer : le texte serait joué en France de toute façon et après, qui sait? Le voyage par train n'aurait pas lieu, mais l'aventure, par voie maritime... Si! Nous touchions au but. Ça valait ce que ça valait, mais il fallait mener l'équipage à bon port, achever notre pièce pour la lecture du 23 janvier. Frédéric, Pascale et Aurélia ont mis en scène la lecture en deux séances. Bande son et tout... J'observais comme ça prenait forme. J'étais ravi. Et puis, vint la restitution comme on dit... Mais là, c'était plus! C'était un show!

Je prolonge le souvenir et le bonheur de cette lecture en écrivant 2 jours après ces mots. Les visages des spectateurs, des parents m'ont marqué... Ils étaient comme des enfants en écoutant les leurs. Comme s'ils avaient assisté à un tour de magie. L'empêchement était loin. Les obstacles s'étaient levés grâce à cette œuvre collective et chacun avait une disposition d'esprit joyeuse, enthousiaste après la lecture. Je me suis dit : Mais oui, le territoire du possible est vaste, beaucoup plus vaste que la raison ne le laisse supposer... Dans ce merveilleux-là, il y a une liberté contagieuse...

Après le show tandis que nous rangions la salle... Le principal et un père d'élève sont venus l'un après l'autre bavarder. Ils me disaient que cette expérience marquerait les élèves pour toujours... Je n'y avais pas pensé. Peut-être. Ce que je ressentais pour ma part, c'est qu'elle me marquerait moi comme artiste pour un bout de temps... Et qu'elle retentirait sur ma création à venir ! Je crois que j'ai trouvé quelque chose!

S.R.

dimanche 9 novembre 2014

Prochainement "Partir"!

lundi 31 mars 2014

Partir, extrait

vendredi 28 mars 2014

Interviews



Presse Océan

Ouest France

mardi 25 février 2014

Partir, du février au 1er mars au TNT

Partir_photo spectacle

vendredi 17 janvier 2014

Un grand merci aux donateurs!

Nous remercions les donateurs de L'Idée Sensible!

Parmi lesquels :

Pascal Boyer, Sheri Brun, Daniel Denis, Romain Denis, Xavier Farys, Anne Galimand, Olivier et Isabelle Giroud, Jean-Claude Kagan, Gaël Lombard-Platet, Julien Poly, Romain Poly, Laurence Proisy, Martial Puy, Fanny Renard.


Sans eux,
nous ne pourrions pas créer

"Partir"

Un spectacle à vif!


Rendez-vous à partir du 20 février au TNT


Partir Affiche

mardi 31 décembre 2013

Préalables aux répétitions de "Partir"

16/06/2013

Je voudrais que nous nous inspirions du théâtre japonnais...
que nous fassions bonne place à la stylisation
que nous ne retenions dans l'espace que les traits fondamentaux qui permettront aux spectateurs de comprendre ce qui se passe,
que nous nous débarrassions du détail, du particulier.
Pourtant le texte de la pièce est réaliste.
Elle évoque de nombreux éléments de réel : Le RER parisien, le téléphone, les tenues vestimentaires, la déco acidulée, la bière, la valise, la salle de bain, le kebab.
Nous allons vider cependant tout cela du plateau.
Le rendre le plus abstrait possible.
Je voudrais qu'il y ait un décalage entre le jeu très stylisé, à la limite du formaliste et le verbe, très naturaliste.
Hybridation.

Ce qui rapproche cette pièce des thématiques du Théâtre No.
Passion amoureuse destructrice.
Jalousie.
Mort.
Revenant.

Crystal est morte et cependant elle revient sous forme de souvenir et hante son assassin.
La danse est celle d'un esprit vengeur qui poursuit Cool Man.
La danseuse et l'actrice sont des avatars de Crystal.

L'esthétique serait le noir et le blanc.
Le Yin et le Yang.
Et le rouge du sang.

S.R.

lundi 9 décembre 2013

Bientôt sur scène : Partir

Du 20 février 2014 au 1er mars 2014 au TNT

Partir Affiche

Le TNT

dimanche 14 avril 2013

OpenSpace (Extraits)

lundi 11 mars 2013

OpenSpace : prochaines dates à Angers

Au Théâtre du Champ de Bataille

Le 21 mars à 14h et 19h30
Le 22 mars à 14h30 et 20h30
Le 23 mars à 20h30

Diffusion

vendredi 15 février 2013

OpenSpace à Mayenne - Belle soirée!

Avec Patrice Boutin, Claire Caigneaux, Claude Kagan et Fleur Monharoul

Texte et mise en scène : Sylvain Renard

Bergerie

Falaise

Boîte

Palais

Anita

émission

divisée

Photos©Le Kiosque

vendredi 8 février 2013

Première d'OpenSpace au Théâtre de l'Écluse (Le Mans)

Zapf et Verdana OpenSpace

Confession_OpenSpace

Boîte OpenSpace

Bonne âme_OpenSpace

Zapf_échoué_OpenSpace

© L'Idée Sensible

jeudi 20 décembre 2012

OpenSpace : petite visite préparatoire à Mayenne

Semaine de rencontres avec de futurs jeunes spectateurs d'OpenSpace à Mayenne et aux alentours.

Surréelle... Souvent au petit matin...
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Le spectacle que vous allez voir a été conçu par de vrais gens, pas des avatars...
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On se met les mains dans le cambouis, pas de moyen plus rapide de faire connaissance.
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À l'aise dans la contrainte, déchaussée. Un doigt d'analyse.
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Vous avez dit : écriture de plateau?
Mayenne2

Des rencontres fortes! Merci Mayenne et à bientôt!
L'Idée Sensible en résidence au Kiosque du 6 au 13 janvier 2013

jeudi 15 novembre 2012

Répétitions d'OpenSpace

dimanche 4 novembre 2012

Le sens d'OpenSpace - résidence au théâtre du champ de Bataille

Premiers jours de répétition d'OpenSpace


Répétition2

On arrive vendredi au Théâtre du Champ de Bataille... Bien accueillis par Florent et Philippe !
On y va en douceur...
Les 4 plateaux sont là.
Un peu de lumière...
Et hop ! Ça commence déjà à exister !
La scène nous appelle!
On photocopie le texte vite fait avec les modifications que j'ai apportées la veille.
L'édition, c'est bien : y'a l'essence d'OpenSpace dedans.
Mais la partition que nous jouerons en janvier sera un peu adaptée quand même.
J'approfondis le personnage de Futura dans la dernière partie de la pièce.
Je me permettrai jusqu'au bout de bricoler de petites choses, si j'ai le temps.
On relit quelques scènes à la table.
Puis on se lance. Premiers pas dans l'espace. Immersion. Création dans le cocon du théâtre.
Quelques projos. De la vidéo. Les espaces. Le texte.
Et surtout : les acteurs !
Quelle chouette équipe : Patrice Boutin, Claire Caigneaux, Claude Kagan, Fleur Monharoul.
Le travail se fait dans une qualité d'échange qui me plaît. EN RELATION.
C'est dingue d'avoir attendu tout ce temps pour passer au plateau et me mettre à essayer de faire de la mise en scène.
C'est tellement fort !C'est tellement ce que je voulais.
Il en faut du temps pour faire ce qu'on a à faire.

Répétition1

En deux jours, dans la pénombre du théâtre, dans mon rapport au plateau, aux acteurs, à ce monde d'OpenSpace que nous devons inventer, c'est là que je comprends enfin les personnages de ce texte.
C'est nous peut-être...
Enfin, c'est moi, c'est sûr...
Et c'est beaucoup d'autres que j'ai rencontrés toutes ces années...
Zapf, Desdemona, Verdana, etc... ils fuient leur réalité pour toutes sortes de raison.
Ils préfèrent l'illusion. Comme les gens de théâtre, non ? C'est là qu'est le pont entre ces mondes...
Les personnages d'OpenSpace ont leur côté petits ou idiots pathétiques...
Ils sont durs et monstrueux parfois.
Mais on peut aussi les comprendre.
La vie n'est pas une mince affaire.
Et voilà, le sens profond de la pièce m'apparait enfin en débutant ces répétitions : elle est née de mon goût de l'illusion et du rêve.
Et si, dans notre monde de chiffres et de sérieux, ça ne paraît pas très réaliste d'encourager ce penchant.
On peut pourtant en faire un métier.
Et ce métier pourrait bien apporter des rêves nécessaires au public !

répétition3

Mais bon, trêve de songeries... le sens de la pièce.. c'est bien joli tout ça...
Mais là... Nous sommes dans le vif du sujet.
Des hordes de problème hirsutes se profilent au loin, de graves soucis techniques apparaissent tout proche...
Ça s'entasse minute par minute, ça s'accumule à mesure que nous progressons pied à pied dans l'histoire.
Y'a décidément de quoi faire...
En 4 semaines... Va pas falloir perdre de temps !
Au programme : rêver en étant incroyablement organisé.

Y'a qu'à ! Gla ! Gla !

Angers, le 3 novembre 2012
Sylvain Renard

répétition 4
Photos © L'Idée Sensible

samedi 20 octobre 2012

Lecture de "GalatheX, la bombe technologique" à la Ruche

Fleur Monharoul lit "GalatheX, la bombe technologique" de Sylvain Renard pour l'inauguration de La Ruche.
Texte en chantier...


Fleur à La Ruche 2

GalatheX.jpg © G.B.

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